Tubomanométrie

KINETUBE

Réadaptation des barorécepteurs de la trompe d’eustache et de l’oreille moyenne
Le système qui gère le maintien de l’équilibre des pressions entre le milieu gazeux de l’oreille moyenne et le milieu ambiant - appelé barostat - a la propriété de s’adapter lorsqu’un changement d’état durable de la pression des cavités de l’oreille moyenne s’instaure, quelle qu’en soit l’origine, de telle sorte que cet état pressionnel nouveau soit alors considéré comme la normalité.

Nous nous sommes demandé s’il était possible d’utiliser cette faculté d’adaptation dans le but de modifier les modalités fonctionnelles du barostat. On peut en effet penser que l’amélioration de la fonction isobarique de l’oreille moyenne puisse avoir un intérêt thérapeutique lorsque celle-ci est altérée chez des sujets porteurs d’une otite moyenne chronique. Ceci pourrait avoir également un
intérêt chez des sujets normaux ayant des scores isobariques médiocres, afin de leur permettre de s’adapter à un environnement professionnel les exposant à la survenue de situations dysbariques - ce qui est le cas du personnel navigant, par exemple.

Le postulat initial est que la stimulation répétée dans le temps de l’un des deux sites des récepteurs sensibles à la pression qui ont été localisés doit être capable de faire accroire au barostat que la situation dysbarique artificiellement imposée a un caractère suffisamment permanent pour qu’il lui soit nécessaire de modifier les modalités de sa réponse.

Pour des raisons pratiques, nous avons choisi de stimuler les barorécepteurs localisés au niveau du rhinopharynx.

Le dispositif qui a été mis au point pour remplir cette fonction est appelé Kinétube® (KNT). Il a pour vocation de modifier dans un sens que l’on considère comme "positif" la capacité isobarique de l’oreille moyenne. Ce dispositif a été testé chez des sujets normaux, puis chez des sujets porteurs d’une otite moyenne chronique.

Pour compléter la démonstration du caractère d’adaptabilité de la fonction isobarique, il nous a paru intéressant de montrer la possibilité de modifier cette fonction dans un sens "négatif" chez un sujet normal, c’est à dire de reproduire chez lui - de façon transitoire - une perturbation de la réactivité de la fonction isobarique (phénomène de scotome) : c’est pourquoi nous rapporterons également les résultats d’anesthésies locales pratiquées chez un sujet normal qui a des scores considérés comme
bons à la tubomanométrie.

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